La jeunesse béninoise croit-elle réellement en la capacité de l’agriculture à booster notre développement?

La jeunesse béninoise croit-elle réellement en la capacité de l’agriculture à booster notre développement?

 

Le secteur agricole béninois à l’instar de ceux de nombreux pays du tiers monde occupe une place très importante dans l’économie nationale aussi bien du point de vue de la population qui y est impliquée que par sa contribution au PIB, environ 32% (INSAE, 2012). Ainsi, ces dernières années, les discours des décideurs politiques se sont axés sur la promotion de cette agriculture en vue de la rendre plus compétitive. La matérialisation de cette volonté des décideurs politiques béninois a donc conduit à la mise en place de plusieurs programmes et projets. Un seul retient notre attention dans cet article. Il s’agit du programme d’insertion des jeunes dans l’agriculture. Le contenu de ce programme est certes reluisant, mais dans ma position de cadre en la matière, il laisse place dans ma tête à une série d’interrogation dont la principale est la suivante : la jeunesse béninoise croit-elle réellement en la capacité de l’agriculture à booster notre développement ?

 

Discuter d’une telle question sans approcher les jeunes eux-mêmes serait à mon avis très inapproprié. Ainsi les résultats d’une étude menée dans les principales villes du Bénin sur la perception des jeunes quand à la capacité de l’agriculture à développer le Bénin a révélé bien de choses, qui d’une manière ou d’une autre expliquent la conclusion qui est faite de cette étude.

 

En effet, les perceptions des jeunes obtenus sur la question ont été classées en trois (3) catégories de témoignages représentées dans les encadrés suivants :

 

 

Encadré 1 :

 

« Depuis de nombreuses années, les gens crient partout que l’agriculture serait la meilleure porte de sortie pour notre chers pays. Mais depuis qu’on investit nos milliards de FCFA dans ce domaine, nous en sommes où ? Au contraire, nous croyons que c’est même un domaine budgétivore qui ne permet pas l’ascension des autres domaines qui pourraient redresser notre économie. Pour nous, cette agriculture est comparable au football béninois qui ne saurait avoir d’avenir prometteur. ……….»

 

 

Encadré 2 :

 

« Si l’agriculture pouvait vraiment permettre à notre pays de se redresser, et permettre à celui ou celle qui la pratique de s’en sortir, alors les paysans du Bénin devraient être pour la majorité, des gens riches………on s’intéressera à l’agriculture une fois à la retraite…»

 

Encadré 3 

 

«Nous croyons en la capacité de l’agriculture à stimuler le développement économique de notre pays…………mais, faudrait revoir tout le système»

 

 

L’ensemble de ces témoignages révèle à mon avis que la perception que la plupart de ces jeunes interrogés ont du concept « agriculture », ne pourrait jamais garantir la réussite d’un quelconque projet d’insertion en agriculture conçu à leur intention. Alors, quels sont les raisons qui poussent réellement ces jeunes à être pessimistes quand à la force de l’agriculture à être un véritable moteur de développement ? Es-ce parce qu’elle fait partie des plus vieux métiers du monde ? Ou es-ce la façon dont elle est pratiquée sur notre territoire ? Pour être franc, la dernière raison est celle qui est la plus plausible.

 

En effet, un bref aperçu de la situation actuelle du développement agricole connu de tout un chacun de nous, ne permet pas en réalité de répondre affirmatif sans hésitation à la question fondamentale que met en exergue cet article. Pour ma part, les divers et récents échecs constatés dans la mise en œuvre des politiques agricoles en est la principale cause. En autres termes, l’échec de la filière coton de ces dernières années, la rareté des produits agricoles de base et par conséquent, la flambée des prix, etc…. A tout ceci s’ajoutent les recherches grandissantes sur les sujets moins prioritaires à la sécurité alimentaire, ce qui favorise la mise au placard de ces résultats de recherche agricole.

 

Tous ces problèmes cités ci haut donnent une grande marge de raison à ces jeunes qui ont du mal à croire en la force de cette agriculture. Alors je suis tenté de croire qu’en dehors de nous, professionnels en agriculture qui sommes convaincus de la force de cette activité, le reste semble être pessimiste.

 

Il ressort de tout ceci, que la résolution des problèmes qui minent notre agriculture permettra peut-être de changer la piètre perception qu’ont les jeunes du concept « agriculture béninoise ». Considérant donc que cette solution ne serait certainement pas la seule capable de changer la perception des jeunes, je laisse chacun de vous, professionnels du domaine que vous êtes, apporter des éléments de solutions. Ce sera d’une manière ou d’une autre votre contribution au développement agricole de notre pays le Bénin.

 

Auteur : Sofwaan A. BAKARY, Agronome, Socioéconomiste

 

Publié dans Uncategorized | Tagué , , | 2 commentaires

PEFC Collaboration Fund  2014 –Call for Proposals  

PEFC Collaboration Fund  2014 –Call for Proposals  .

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

  Can a ‘city mouse’ make a good farmer?

Image

 

 

 

Born and bred in the city, my only interaction with farming and livestock was when I visited my grandparents’ farm during vacations. My grandmother used to call me ‘city mouse,’ because I wasn’t a local from the village.

 

It was during these visits that I noticed some contrasts between the urban educational system I experienced and the one my cousins in the village had. In one vivid example, I remember thinking, “I NEVER used a cutlass in basic school — here it’s an admission requirement!

 

I used to watch how my cousins would finish their classes and immediately go to the school farm and work.  I would think to myself, “Is this a punishment or what? I would never do that. Thank God I go to school in the city.”

 

When I followed them to our grandparents’ farm, they shared farming insights that amazed me. They knew so much about this way of life that I had never heard of.

 

Destiny then played a fast one on me: For Senior High I was admitted into a school in a small town.  As a punishment, students were given a portion of land they had to weed. We also worked on the farms of tutors after school. It was at this point that I began get the agricultural education that I had never received in Junior High.

 

I share this story because I know most ‘city mice’ have had similar experiences. The curriculum in our schools should not just include the study of agriculture in theory alone, but also in practice.

 

This has been a major topic at this year’s 6th Africa Agriculture Science Week, hosted by FARA in Accra, Ghana. Restructuring the education sector to put the spotlight on agriculture is imperative – we shouldn’t look back.

 

Blogpost by Dominic Kornu, a social media reporter for AASW6. This blog post was orginally posted on AASW6 blog. Visit also Dominic’s personnal blog: Qaphui’s Cafe.Image

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Faire entendre la voix des citoyens

Très souvent, nous ne sommes pas au courant ni impliqués dans la politique de mise en œuvre des processus et décisions qui nous concernent directement. En tant que citoyens, avons-nous un avis à émettre sur des questions telles que les fluctuations des coûts, l’insatisfaction des services fournis, les événements communautaires ou d’autres problèmes qui nous affectent ? Dans la plupart des cas, il n’existe pas une plate-forme qui nous permet de nous exprimer librement, de donner notre avis et faire des commentaires sur un sujet ou un thème donné.

Pour que cela devienne réalité, TRAC FM opère un changement dans le but de fournir une plate-forme grâce à l’utilisation novatrice des téléphones mobiles, de la radio et d’autres outils TIC pour donner aux gens la possibilité de faire entendre leur voix !

Au cours de la première session du Plug & Play Day à l’occasion de la Conférence ICT4Ag, Wouter Dijkstra, le fondateur et directeur de TRAC FM fera une présentation sur comment cette plate-forme logicielle innovante est utilisée par les médias et les organisations à but non lucratif en vue d’intensifier la voix des citoyens. Ceci à travers des interviews pour recueillir les avis des participants à la conférence.

Cette session permettra aux participants d’acquérir des notions de base sur la collecte de telles informations tout en fournissant des éléments audiovisuels pour s’assurer que les voix des citoyens auront vraiment un écho. A sans oublier l’impact de la transformation au niveau national basée sur les besoins des minorités.

Le projet TRAC FM est axé sur une recherche ethnographique de l’utilisation des TIC pour la reddition de comptes (ICT4Accountability) menée en Ouganda. « ICT4Accountability » est définie comme une forme distincte de médias civiques qui utilisent les TIC pour collecter, traiter et fournir des données précises, compréhensibles et directes. Ceci dans le but d’aider les citoyens à faire des évaluations objectives de la performance de leurs dirigeants.

En outre, une telle plate-forme permet aux stations FM d’impliquer leurs auditeurs dans le débat interactif sur l’utilisation des données. Il est intéressant de noter que TRAC FM dessert déjà un large éventail de citoyens en termes d’utilisation des données en Afrique de l’Est, de la jeunesse urbaine aux agriculteurs éloignés. Il est essentiel qu’un tel service transforme les citoyens, des auditeurs passifs à des citoyens actifs. Confiant dans sa vision, TRAC FM entend contribuer à une société plus transparente et ouverte au débat public.

Il s’agit d’un outil efficace pour les ONG et les médias leur permettant de recueillir des données et de suivre les besoins et émotions des populations. TRAC FM permet aux utilisateurs de faire entendre leur voix et de garder l’œil sur les acteurs politiques responsables de leurs décisions.

Comme Okwir Dennis [Jaramogi], un participant de TRAC FM, il indique que la communication est un processus à double sens par lequel les décideurs politiques devraient discuter avec les parties prenantes et vice versa. Toujours en termes de planification du développement, cela devrait se produire dans une approche ascendante. Un outil comme TRAC FM rend les citoyens plus impliqués dans l’évolution de la société et de la gestion des affaires publiques. Mais aussi de se prendre en charge et participer à la prise des décisions afin que leurs avis soient pris en compte.

Ce qui est plus important c’est que le renforcement des relations avec les citoyens est considéré comme un bon investissement dans une meilleure élaboration des politiques. Ce qui constitue un élément essentiel de la bonne gouvernance. Cette innovation rend tout cela possible. Il permet au gouvernement d’exploiter de nouvelles sources d’idées politiques, des données et ressources pour prendre des décisions idoines.

Tout aussi important, il favorise la confiance du public dans la gestion des affaires publiques, améliore la qualité de la démocratie ainsi que le renforcement de la capacité civique. Dans l’ensemble, ces efforts contribuent à renforcer la représentativité démocratique et le développement.

Etes-vous aussi un utilisateur actif d’un tel service ou avez-vous des suggestions pour rendre peut-être ce service meilleur, plus attrayant ? Connaissez-vous des exemples qui méritent d’être partagés en vue d’une influence positive sur les utilisateurs ? Laissez un commentaire ci-dessous !

Et si vous assistez à la conférence ICT4Ag à Kigali pourquoi ne pas rencontrer Wouter lors de la journée Plug and Play, le 4 novembre de 9h30 à 10h15 au stand 1 ? Attendant de vous y retrouver!

Blog redigé par Riten Gosai, journaliste citoyen pour la conférence ICT4Ag.

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

ICTs addressing gender issues in Burkina Faso

Gender issue in Africa, particularly in West Africa, still remains a taboo in the society. The role of women is crucial in the family as they undertake all household chores. This daily drudgery often leaves little time for women to take care of themselves, their literacy and income-generating activities, which makes them vulnerable and marginalised because they are unable to meet their own needs.

Read more:http://blog.ict4ag.org/2013/11/icts-addressing-gender-issues-in-burkina-faso/

Blogpost by Assétou Diarra, Social Reporter for the ICT4Ag Conference.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Renforcer les capacités des agriculteurs à travers les TIC

Encourager les paysans illettrés à utiliser les outils des TIC a été un énorme défi dans la plupart des pays ACP. Mais la situation change rapidement avec la pénétration croissante du téléphone mobile et le développement de solutions innovantes.

Lors de la journée Plug & Play à la conférence ICT4Ag à Kigali, SB Consulting présentera comment ils ont intégré le mobile, la reconnaissance vocale et l’internet, grâce à une approche globale.

SBC4D a une expérience significative et une expertise dans l’application du mobile et des technologies web en agriculture. Ils ont eu à travailler avec différentes communautés du Mali, Burkina Faso, Ghana, au Kenya, en passant par le Fidji et l’Inde.

La solution que le SBC4D propose est un service de rapprochement agri-business, qui consiste un mash-up de mobile, radio et plateformes web. Les agriculteurs peuvent directement utiliser la plateforme à travers une technologie de reconnaisse vocale, sans intermédiaires. Par conséquent, ils peuvent accéder aux opportunités du marché, indépendamment de leur niveau d’alphabétisation, de leur langue ou du type de téléphone qu’il possède.

Le module de gestion des relations client (CRM) est le noyau de la plateforme, en même temps que d’autres modules de rapprochement business pour gérer les ventes et achats des denrées. D’autres modules peuvent être ajoutés tels que, le Question & Réponse (Q&A), le paiement radio et mobile. Chacun d’eux dispose d’un opérateur d’interface (interface web) et d’une interface client. L’interface client exécute différentes canaux : web, voix et interface SMS.

Des versions spécifiques adaptées de ces plateformes sont actuellement déployées par le Centre International de Commerce (ITC) au Kenya, en coopération avec le Kenya Agricultural Commodities Exchange (KACE). SB Consulting travaille aussi dans le Pacifique avec le Conseil du bétail et des cultures des Fidji. Vous pouvez suivre une démonstration en ligne.

Article par Kalu Samuel Anya, journaliste citoyen pour la conférence ICT4Ag,Novembre 2013

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Les TIC assurent un avenir aux petits agriculteurs

Une agriculture sans informations sur  le marché, le climat, les bonnes pratiques agricoles sont autant de facteurs paralysant encore ce secteur d’activité, qui emploie plus de 60 % de la main d’œuvre Africaine. Quels résultats peut-on attendre de l’agro-business avec autant d’incertitudes ? Pas grand-chose en tout cas.

lisez l’intégralité de cet article sur:http://blog.ict4ag.org/2013/11/les-tic-assurent-un-avenir-aux-petits-agriculteurs-2/

Article rédigé par Gabriel Dacko, journaliste citoyen pour la conférence ICT4Ag.Novembre 2013

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire